L’été approche et l’appel du glacier se fait chaque jour plus fort. Difficile de résister à une glace quand le mercure grimpe. Pourtant, la crainte de prendre du poids ternit souvent ce moment de plaisir. Et si la clé résidait simplement dans la bonne quantité ?
Dégustation de glace et équilibre alimentaire : les experts répondent
Bonne nouvelle : pas besoin de bannir la glace du menu estival. Maggie Michalczyk, Tamar Samuels et Edwina Clark, trois diététiciennes interrogées par le Huffington Post, sont formelles. Oui, la glace contient du sucre et des graisses saturées. Non, elle n’est pas incompatible avec une bonne hygiène de vie.
« Une boule de glace tous les soirs dans le cadre d’un régime alimentaire par ailleurs sain ne risque pas de ruiner votre santé », pose Edwina Clark. Une parole qui libère. La consommation quotidienne de glace devient alors une simple affaire de dose.
Glace du soir et contrôle des calories : ce que disent les diététiciennes
Le moment de la dégustation joue aussi un rôle clé. Selon les trois spécialistes, le soir reste le meilleur créneau pour s'offrir sa portion. Encore faut-il l’adapter à l’assiette de la journée.
Prenons Claire, une lectrice fidèle, adepte des marchés de saison. Elle a longtemps cru devoir choisir entre glace et ligne. Aujourd’hui, elle se sert une boule bien dosée, sans jamais dépasser la demi-tasse. Son secret ? Elle ajuste les repas autour pour garder un équilibre alimentaire intact.
Portion idéale de glace : la quantité exacte pour se faire plaisir sans prendre de poids
Alors, quelle est cette fameuse portion idéale ? Les diététiciennes s’accordent sur un volume d’environ une demi-tasse. Concrètement, cela équivaut à la boule classique du glacier, soit environ 100 ml. Cela peut sembler peu, mais c’est justement la dose qui fait la différence.
Edwina Clark le confirme avec précision : « Une demi-tasse de glace par jour est une quantité raisonnable. » La mesure est simple à visualiser. Elle permet de savourer quotidiennement une glace, sans que la balance ne s’affole.
- 🍦 Limiter la portion à une demi-tasse de glace par jour
- 🌿 Éviter les crèmes glacées ultra-transformées, trop riches en graisses saturées
- 🍋 Privilégier les sorbets aux fruits, plus légers
- ⚖️ Ajuster les autres apports caloriques quand la glace choisie est plus généreuse
Bien choisir sa glace : les conseils des experts nutrition pour un plaisir sain
Toutes les glaces ne se valent pas, loin de là. Maggie Michalczyk le rappelle : la crème glacée est un aliment riche en calories, en sucre et en graisses. Certaines portions couvrent presque à elles seules les apports journaliers recommandés en sucre.
Devant le rayon surgelé, deux réflexes s’imposent. Lire la liste des ingrédients. Et s’assurer qu’elle soit courte et reconnaissable. Tamar Samuels le formule ainsi : « Tenez-vous-en aux produits contenant des ingrédients alimentaires entiers que vous reconnaissez, comme le sucre et la vanille. »
Lire les étiquettes : le geste simple qui évite les pièges caloriques
Une liste longue, des additifs, des noms compliqués : mieux vaut passer son chemin. Les sorbets aux fruits, comme notre sorbet pêche-abricot, restent souvent le choix le plus léger face aux crèmes glacées industrielles.
Autre réflexe utile : ne pas arriver affamé devant le congélateur. Une consommation quotidienne de glace demande un minimum de logique. Si le déjeuner était copieux, on réduit la portion du soir. C’est tout l’art du contrôle des calories.
D’autres praticiens, comme le nutritionniste Anthony Berthou, abordent la question par semaine. Mais tous convergent : le plaisir sain passe par la régularité plus que par l’interdit.
La glace n’est donc pas l’ennemie de la silhouette. En choisissant une bonne portion, des ingrédients simples et un moment adapté, elle peut s’inviter chaque jour à table. Cette année encore, il suffit d’un peu de bon sens et d’une cuillère bien mesurée.

Bretonne d’origine, ancienne pâtissière passée en maison étoilée, Océane écrit depuis huit ans sur la cuisine de saison et les producteurs français. Mère de deux enfants, elle cultive un potager à Quimper et chine de vieilles éditions du Larousse gastronomique.